Comment en parler autour de soi ?

Le médecin traitant, 1er contact

La vessie hyperactive n’est pas un cas isolé

Les publications scientifiques montrent que près de 3 millions de Français de plus de 40 ans sont touchés par la vessie hyperactive1.

Ce syndrome se traduit par la manifestation de différents symptômes : urgenturie (besoin urgent d’uriner), pollakiurie (envies fréquentes d’uriner, plus de 8 fois par jour), nycturie (envie d’uriner la nuit), incontinence par impériosité (fuites urinaires).

Si une gêne est provoquée par l’un ou plusieurs de ces symptômes et que cela affecte la qualité de vie, il est nécessaire de consulter un médecin. Il proposera un traitement adapté à la situation (stimulation du nerf tibialmédicaments, opérations...

Le diagnostic de ce syndrome s’appuie principalement sur un examen clinique ainsi qu’un interrogatoire clinique. Il peut être complété par des examens complémentaires afin de confirmer l’origine des symptômes.

1Milsom I. et al. How widespread are the symptoms of an overactive bladder and how are they managed? A population-based prevalence study. BJU Int 2001;87(9):760-6.

médecin préparant une ordonnance

L'urologue

L’avis médical d’un urologue peut être proposé par le médecin traitant s’il le juge nécessaire.

L’urologue est le médecin-chirurgien spécialiste de la prise en charge des maladies de l’appareil urinaire. Pour proposer un traitement adapté, et mieux cerner la pathologie, le médecin traitant comme l’urologue peuvent proposer de renseigner un “calendrier mictionnel” qui permet d’évaluer de manière objective les symptômes de la vessie hyperactive. Ce journal consigne notamment les heures de miction et leur volume, les éventuelles fuites associées. Un bilan urodynamique peut également être prescrit dans certains cas.

A la lumière de ces examens et de leur résultats, le médecin proposera un traitement adapté ou orientera le patient vers un confrère spécialiste si cela lui semble nécessaire.

Le gynécologue

Le gynécologue est le médecin-chirurgien spécialiste de l’appareil génital de la femme. Il traite notamment les troubles liés à la défaillance des structures de soutien des organes pelviens.

Le gynécologue peut donc être consulté sur des sujets tels que l’incontinence urinaire ou anale, les gênes vaginales et les troubles sexuels pour la femme. Afin de proposer le traitement le plus adapté, le gynécologue peut être amené à proposer des examens complémentaires tels que l’échographie post-mictionnelle ou vésico-rénale, l’utilisation d’un calendrier mictionnel ou la réalisation d’un bilan urodynamique. Il peut également orienter le patient vers un autre confrère spécialiste s’il le juge nécessaire.

Se rapprocher des associations de patients

Au-delà de la démarche auprès du corps médical le patient pourra trouver des informations utiles au sein des associations de patients. Vous pouvez trouver la liste des associations des patients en urologie sur le site de l’Association Française d’Urologie.