Quelles sont les solutions au quotidien ?

Voici quelques conseils et idées d'exercices que vous pouvez pratiquer au quotidien. Ces conseils pourront vous permettre de reprendre le contrôle de votre vessie, cependant nous vous recommandons vivement d'avoir un avis médical plus précis concernant votre situation personnelle.

Adopter les thérapies comportementales

Adapter son comportement au quotidien

Le médecin peut conseiller de recourir à certaines techniques pour aider à lutter contre les symptômes de l’hyperactivité de la vessie : pratique de la relaxation, méditation, etc. L’objectif est de s’occuper l’esprit pour ne plus penser à cette envie pressante1,2.

Y aller à intervalles fixes

Essayer de se fixer un délai entre les fois où l’on urine2 (par exemple toutes les deux heures). Essayer ensuite de garder cet intervalle et de maintenir le nombre de fois où l’on y va.

Garder le contrôle de son poids

L’apparition d’une vessie hyperactive peut être favorisée par un surpoids et une obésité3.

Se détendre

Quand l’on ressent le besoin d’aller aux toilettes, penser à autre chose, notamment quelque chose d’agréable3 Et pour tenir dans le calme, essayer de compter jusqu’à 100...  

Réduire la consommation de certaines boissons

La consommation de certaines boissons (café,  thé,  alcool  bien  sûr  et  surtout  le  vin  blanc, la bière et le champagne) à tendance à irriter la vessie, et peut entraîner une aggravation des symptômes de la vessie hyperactive. Attention à ne pas arrêter de s’hydrater pour autant3.

S'hydrater normalement 

et régulièrement

Il est important de garder une bonne hydratation3. Pour cela il faut boire à satiété (uniquement en fonction du besoin). En cas de vessie hyperactive, il est recommandé de boire régulièrement au cours de la journée et d’étaler ainsi sur la journée la quantité de liquide apportée.

Prendre de grandes inspirations

Si une urgence urinaire se fait sentir, tenter de se détendre, inspirer et expirer calmement et profondément3.

Contrôler la consommation de liquide tard dans la soirée
Eviter de boire avant d’aller se coucher si la soif n’est pas là, et aller aux toilettes uriner avant d’aller se coucher pour que la vessie ne soit plus pleine.


Assurer le suivi de son évolution

C’est un travail long. Pour suivre ses progrès tous les jours, il est possible de tenir un calendrier mictionnel. En plus d’être un outil pour votre médecin, cela permet d'y puiser confiance et motivation au jour le jour2.

Arrêter la consommation de tabac

La cigarette contient des produits qui ont tendance à irriter la vessie. Par ailleurs, le tabac provoque parfois des toux qui augmentent la pression sur le périnée3.

Eviter la constipation
En cas de constipation il est nécessaire de se traiter. En effet, les muscles sollicités dans ces conditions augmentent la pression exercée sur la vessie3.

A éviter !

La méthode « stop-pipi » afin de muscler la vessie. Cette technique consiste à stopper net et volontairement, en une seule fois, le jet d’urine. Bien que certaines femmes la pratiquent afin de renforcer les muscles qui soutiennent la vessie, cette méthode est déconseillée.
L’arrêt régulier et répété du jet d’urine entraîne une mauvaise vidange de la vessie pouvant favoriser les infections urinaires et contribuer au dérèglement fonctionnel de la vessie. 

Le médecin dispose d'autres types de solutions.


Dans son arsenal thérapeutique, le médecin a le choix de recourir à des solutions non médicamenteuses ou médicamenteuses.



L'utilisation des techniques non médicamenteuses

Lrééducation du périnée peut être pratiquée par toute personne souffrant d’urgenturie, sans considération de sexe ni d’âge. 

Elle ne présente aucun risque, et peut être dispensée par un praticien spécialisé dans la rééducation périnéale (kinésithérapeute, médecin ou sage-femme)1.

La rééducation manuelle intravaginale

La rééducation manuelle intravaginale consiste à prendre conscience de ses muscles pelviens pour pouvoir ensuite réaliser correctement des exercices périnéaux.

Le biofeedback périnéal

Le biofeedack périnéal est un renforcement actif de la musculature du plancher pelvien. Chaque contraction est projetée en temps réel sur un écran, facilitant la prise de conscience et l’ajustement de leur intensité2.

L'électrostimulation

L’électrostimulation consiste en un renforcement passif et indolore de la musculature périnéale. De très faibles impulsions de courant électrique sont générées par une petite sonde ou des électrodes de surface, entraînant la contraction des muscles périnéaux.


La stimulation du nerf tibial postérieur


Cette technique consiste à stimuler le nerf tibial à l’aide d’un électrostimulateur avec pour objectif de rétablir une communication cohérente entre la vessie et le cerveau.
Elle peut être mise en œuvre de manière percutanée à l’aide du placement d'une électrode à aiguille fine dans la face interne de la cheville (traitement non disponible en France) ou transcutanée grâce à des électrodes de surface placées sur la peau.

Un autre type de stimulation : la stimulation du nerf sacral


La stimulation du nerf sacral (SNM) : une technique invasive qui consiste en la pose d’un stimulateur implanté sur les racines nerveuses sacrées S3, la racine S3 innervant principalement le muscle détrusor. La neuromodulation sacrée ou stimulation du nerf sacré (SNS) implique la stimulation du nerf sacré avec un courant électrique via une électrode connectée à un générateur d’impulsions.

L'utilisation de solutions médicamenteuses

Les médicaments

Il existe en France de nombreux médicaments préconisés dans le cadre du traitement de la vessie hyperactive. Ce type de traitement peut être accompagné par des solutions alternatives non médicamenteuses. 

Les médicaments pour le traitement des troubles de la continence urinaire empêchent la contraction prématurée de la vessie, lui permettant ainsi de se remplir complètement. La fréquence et l’urgence des besoins d’uriner sont donc diminuées, de même que les fuites urinaires4.

Pour plus d’informations adaptées à son besoin, contacter un médecin.

Gérer les répercussions sur sa vie sexuelle

La vie sexuelle peut être impactée par le syndrome de la vessie hyperactive6
D’après une étude, 30 % à 60 % des femmes souffrant d’incontinence urinaire font mention, lorsqu’elles sont questionnées, de fuites pendant les rapports. Ces fuites entrainent une perte de confiance en elles lors des rapports sexuels5.
Les femmes se sentent moins désirables et s’inquiètent de la survenue de fuites urinaires et des odeurs éventuelles lors de leurs rapports sexuels. 
Chez l’homme, cela peut se traduire par des troubles de l’érection, générant alors un sentiment d'atteinte à sa virilité. 

Lorsque les symptômes d’HAV ont un impact direct sur la vie sexuelle, ne pas hésiter à en parler à un professionnel de santé. Il proposera alors une prise en charge appropriée.

Lorsque la vie de couple est affectée de manière importante, le soutien d’un sexologue peut être conseillé.
De manière générale, voici quelques conseils afin d’aider à prévenir les fuites urinaires lors d’un rapport sexuel :
  • Veiller à aller aux toilettes avant le rapport sexuel.
  • Éviter les positions qui pourraient accroître le risque de fuites.
  • Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Recommandations pour la pratique clinique – Bilans et techniques de réeducation périnéo-sphincterienne pour le traitement de l’incontinence urinaire chez la femme à l’exclusion des affections neurologiques. Saint-Denis La Plaine ; ANAES : 2000.
  • 2Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale. Actualisation 2003- MAJ 07 2006
  • 3Association Française d’Urologie. Dossier de presse « Même ça, ça s’apprend » ; mai 2006. Publié en ligne 
http://urofrance.org/fileadmin/medias/semaine-continence/2006/dossier-presse.pdf 
  • 4Qarro A, et al. Anticholinergiques et hyperactivité vésicale. Can Urol Assoc J 2014 ;8:e36-43.
  • 5Nilsson M, et al. How do urinary incontinence and urgency affect women’s sexual life? Acta Obstet Gynecol Scand 2011;90(6):621-8.
  • 6Jha S, et al. Incontinence during intercourse: myths unravelled. Int Urogynecol J 2012;23(5):633-7.

Ajouté au panier
- Il y a eu une erreur pendant l’ajout au panier. Veuillez réessayer.
Quantité mise à jour
- Une erreur s’est produite. Veuillez réessayer plus tard.
Supprimé du panier
- Impossible de supprimer ce produit du panier pour le moment. Veuillez réessayer plus tard.